Là haut, dans le centre du monde, à Tenochtitlan sur P., le plantigrade avait remplacé le rapace.
Protégé derrière sa barrière épineuse de cactaceae, il se livrait à d’étranges expériences.
D’un précédent séjour dans la jungle amazonienne il avait été instruit des ancestrales techniques secrètes des indigènes.
Puis, fort au courant des problèmes de communication et des réseaux capricieux de sa région, il se dit qu’un moyen plus ancien pourrait toujours pallier à ce déficit.
Cependant ses préoccupations actuelles étant surtout d’ordre intérieur, il envisagea pour un temps de se lancer dans la décoration.
Tous les moyens étaient bons pour décourager les intrus de venir s’incruster.
D’un précédent séjour dans la jungle amazonienne il avait été instruit des ancestrales techniques secrètes des indigènes.
Puis, fort au courant des problèmes de communication et des réseaux capricieux de sa région, il se dit qu’un moyen plus ancien pourrait toujours pallier à ce déficit.
Cependant ses préoccupations actuelles étant surtout d’ordre intérieur, il envisagea pour un temps de se lancer dans la décoration.
Tous les moyens étaient bons pour décourager les intrus de venir s’incruster.
Mais le manque d’espace le fit se tourner vers des objets plus usuels et moins encombrants.
Toutefois, l’appel de son estomac fut le plus fort, il devenait impératif de se rassasier, mais tout d’abord avant de s’enfermer dans son antre d’alchimiste il entreprit de se désaltérer.
Puis vint l’élaboration du plat principal, une merveilleuse salade de riz (riz en provenance des plaines du Pô bien entendu, toute la subtilité étant dans le choix des matières premières)
Ensuite il fallu bien trouver un dessert, ne reculant devant rien et ne ménageant pas sa peine, il entreprit la confection d’un sirop indispensable à sa recette.
Seuls quelques audacieux auront le courage de se lancer dans l’aventure de la dégustation, paix à leur âme !
Mais d’où peut bien venir ce délire paranoïacatacé ? Comme dans la plupart des cas il faut en rechercher l’origine dans la tendre enfance.
Une manie obsessionnelle dans les moindres détails...
La venue de l’âge adulte n’arrangea pas les choses, tout devenait de pire en pire...
oupsssssss, je crois bien que nous allons trop loin là ...
Revenons donc à des choses plus sérieuses. En passionné de botanique, il ne pouvait pas ne pas se pencher sur l’utilisation thérapeutique et mystique de l’Echinopsis pachanoi, dont il se lance dans la culture afin d’en étudier toutes les utilisations dans la médecine et les rites chamaniques .
Mais rien n’échappe à son insatiable curiosité, alimentée bien souvent par des exaltés qui tentent le submerger sous des informations de toutes sortes pour le dévoyer du droit chemin qu’il s’est tracé. Tout dernièrement il s’est acoquiné avec des chercheurs du CNRS pour produire de l’électricité par photosynthèse.
Bref, même si les cactus ont des épines pour se protéger des agressions extérieures, et qu’au sommet de leur tanière ils forment une barrière défensive pour décourager les intrus de pénétrer au cœur de leur antre, ils laissent toutefois entrevoir un intérieur sensible et généreux malgré ses piques sarcastiques. Et puis ça n’effraie pas tout le monde les cactus.
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